Printemps noise ! part 1 (The dawn, Deveikuth, It it anita, Frustration, Catalgine, Nevraska)

C’est le printemps noise ! En Haute-Savoie, il n’y a pas que des pentes enneigées et des gilets jaunes en Audi, il y a aussi des concerts qui défouraillent. Retour en images sur quelques moments forts de la saison. Non… j’ai dit ça ?

On commence par un show à Genève, toute proche : The Dawn et Deveikuth à la Makhno. Deux groupes bien obscurs que Drone to the bone est allé cherché dans les tréfonds de l’underground marseillais.

T-Shirts rigolos  – dont celui du chanteur à l’effigie de Rorcal, clin d’oeil au patron ? – mais power-violence chaotique joué avec fougue pour The Dawn qui fait pas rigoler du tout. C’est lourd ? Rapide ? C’est le troisième morceau ou le dix-septième?

Avec un morceau intitulé « I bet you like Botch, bitch », on pouvait s’attendre à ce genre de correction. Le groupe existe depuis 10 ans, a sorti plusieurs albums et faisait ici son dernier concert avec son chanteur/hurleur. Sortie avec les honneurs.

On retrouve le bassiste de The Dawn dans Deveikuth, mais derrière les fûts. Plus question de blasts et de morceaux pieds au plancher ici car il s’agit de Funeral doom. Eh oui, c’était mon premier concert de Funeral doom ! Peut-être bien que vous vous demandez ce que c’est. Eh bien, une sorte de doom minimaliste bloqué sur des tempos ultra lents.

Invocations caverneuses déchirantes, effet de trance hallucinée. Bon enfin, on sent le temps passer quand même au bout d’un moment. Ah le concert est fini ? OK, c’était le moment.

Passons sans transition aux Belges de It it anita, qui jouaient  au Club du Brise-Glace mercredi 13 mars – c’est-à-dire le même soir que Zu à genève, y’a des jours comme ça… –  dans le cadre du festival Hors-Pistes. Même qu’il y avait du monde. Et un premier groupe aussi, que je n’ai pas vraiment vu.

Par contre, It it anita pas question d’en perdre une miette. Ouverture du concert tout en larsens et déjà c’est beau. Disposition atypique du groupe sur scène – les deux guitaristes et la paire basse-batterie se faisant face, de profil par rapport au public. Un concert tonitruant où tu avais parfois vraiment l’impression de te retrouver à la grande époque de la  Jeunesse sonique – période Goo ou quelque chose comme ça – tant le groupe maîtrise ses envolées noise. Ce en quoi ils sont un peu les cousins de A Shape, autres héritiers Sonic youthiens, mais parisiens.

Les deux chants très travaillés savent aussi ciseler de chouettes mélodies et d’ailleurs ce serait idiot de réduire ce groupe à cette influence tant ils sautent d’un registre à l’autre avec naturel.

Le final sauvage dans la fosse a mis tout le monde d’accord : ce groupe est géant. Et je crois bien qu’on devrait en entendre parler dans pas trop longtemps, du côté du Poulpe à l’automne prochain pour être plus précis. Hmm, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Le Poulpe justement, où jouait Frustration le 30 mars dernier.  Y’a des groupes, c’est comme si tu étais maudit et que chaque fois qu’ils jouent quelque part, il y a un empêchement. Ca a été le cas pendant un bout de temps avec Frustration donc ce concert était un peu comme une revanche.

Un DJ, deux ou trois gars qui dansent et font les cons devant – tiens c’est le groupe. Eh ben, ils ont l’air en forme. Les échos du concert de la veille à Cave 12 avec Usé sont pourtant moyens. Assez froid, fatigués peut-être. Mais ce ne sera absolument pas le cas ce soir : le groupe enfile ses tubes post-punk comme des perles. Après un début plutôt cool, le groupe enchaîne les morceaux plus lourds ou plus expérimentaux. Leur post-punk de connaisseur donne l’impression de voyager dans le temps, de revisiter des périodes, des styles, avec toujours ce côté à la fois martial, raide, mais aussi dansant qui caractérise ce style plus à la mode que jamais. Inusable.

C’est un Frustration joyeux, enjoué qu’on verra au Poulpe. Même le chanteur – qui n’a pas la réputation d’être toujours très communicatif – est hilare. Mais la palme revient au bassiste. Pour une raison que je n’ai pas très bien saisie, il avait fait le trajet depuis Genève à pied, avec une bouteille de pastis pour seul ravitaillement. Résultat, il est déchainé, casse ses cordes, prend la parole à tort et à travers. Le set prend des allures absolument hilarantes. Il  donne l’impression de vouloir se battre avec la totalité du public. C’est le bordel, tout le monde se marre, danse et ceux qui s’amusent le plus, ce sont certainement les Frustration. Superbe.

On finit avec Catalgine et Nevraska au café de Chateau-rouge le 27 avril (on est jamais mieux servi que par soi-même, hein). Concert dont la préparation fiévreuse aura d’ailleurs empêché d’aller voir Alabaster et Noiss au Brise-Glace. Dommage.

Un chouette concert en ce qui nous concerne, devant un public restreint mais chaleureux. Faut dire qu’il y avait de la concurrence ce soir-là et aussi que ces soirées, pourtant gratuites et tournées vers la scène locale, peinent un peu à faire recette. A tel point que Julien – pourtant un enjailleur de premier ordre tout dévoué à la cause – jetterait l’éponge. Faut faire quelque chose.

C’était  surtout le plaisir de revoir Nevraska après une assez longue période sans concert, durant laquelle Kick a pris la place de Cyril devenu parisien. Ils ouvrent avec Kollapse, morceau génial à écouter absolument, un de mes morceaux favoris du duo. Ca part donc bien. Alternent ensuite titres connus et cinq nouveaux morceaux. A part un passage à effet électro/boîte à rythmes assez frappant, difficile de se faire une idée sur un seul concert, même si on retrouve souvent ce noise-rock swinguant et survolté qui est la marque de fabrique du groupe. Blues-punk power !

Le nouveau batteur a un jeu plus ramassé que Cyril et ramènera peut-être le duo vers quelque chose de plus brut, qui sait ? A vérifier lors des prochains concerts, par exemple le 15 juin avec les excellents Tuco aux Tilleuls. En attendant un prochain enregistrement. Comme il se doit à Chateau-rouge, tout ça s’est terminé en karaoké post-hardcore entre gens gentils, copieusement arrosé de bières artisanales. Tu veux quoi d’autre ?

>>>>>>>>>> THE DAWN

>>>>>>>>>> DEVEIKUTH

>>>>>>>>>> IT IT ANITA

>>>>>>>>>> FRUSTRATION

>>>>>>>>>> CATALGINE

>>>>>>>>>> NEVRASKA

« Plus que de la musique » (Les punks sportifs, Guerilla poubelle – Le Poulpe, 2 fév.)

Plein de monde pour ce concert organisé par les copains de la Tribu sonore. Tant mieux ! Des jeunes, de la danse, du pogo, de la sueur et de la bonne humeur. A tant fréquenter des soirées obscures, on oublie presque que ça peut être aussi ça la musique.

En parlant de bonne humeur, les Punks sportifs assurent la première partie. Punks peut-être, sportifs c’est possible – à vérifier néanmoins -, mais qui envoie sympathiquement en tous cas. Leurs morceaux rigolards et enragés rappellent plutôt le rock alternatif français des années 80, Garçons bouchers et compagnie, et ouais !

Guerilla poubelle est un groupe qui a sacrément marqué, le groupe phare des années d’adolescence pour beaucoup. C’est pas mon cas  – et pour cause – mais  à les voir en live, on comprend immédiatement. Avec plus de 1000 concerts au compteur, le punk-rock leur coule littéralement des doigts. Breaks millimétré, accélérations pied au plancher, refrains imparables et mélodies gorgées d’émotion, avec cette voix beuglée reconnaissable entre mille. Le groupe use de toutes les ficelles qui ont fait le punk-rock, le pop-punk, le hardcore mélodique et j’en passe, depuis un paquet d’années.

Mais c’est autant par son attitude et ses choix que pour sa musique que ce groupe est marquant et ça se ressent parfaitement pendant le concert. Ultra chaleureux mais aussi concerné et politisé, Till – le chanteur – n’hésite pas à s’exprimer, prendre à partie le public – pas en donneur de leçons mais en tant que membre d’une scène, d’un mouvement.

Sur les tables de distro, on se rend compte que le groupe ne se contente pas de faire sa propre promotion mais emmène toute une scène avec lui. Des bacs remplis jusqu’à la gueule de toute une ribambelle de groupes punk et indépendants, ceux sortis sur leur label, Guerilla asso, ou sur d’autres labels. Je mate ça pendant que les gens prennent leur pied devant la scène. C’est classe. Le punk-rock mélo n’est pas forcément la musique avec laquelle je me sens le plus d’affinités mais je donnerai beaucoup pour voir davantage de concerts avec cette attitude et cette ambiance.

>>>>>>>>>> LES PUNKS SPORTIFS

>>>>>>>>>> GUERILLA POUBELLE

>>>>>>>>>> GUERILLA ASSO

 

« Dernière salve » (Smutt – Poulpe, 2 nov.)

 

Déjà, il avait coupé ses dreadlocks et voilà que maintenant il s’en va.  Au début du mois dernier, Smutt donnait au Poulpe son dernier concert avec Mouss, son chanteur – depuis leurs débuts, je crois.

Le groupe aura réalisé une démo et un EP avec Mouss. Et marqué le paysage haut-savoyard de leur rock’n roll survitaminé dopé au punk-hardcore et à leurs paroles concernées – enfin, la plupart du temps.

Il y avait pas mal de monde à ce concert et une ambiance mi-rigolarde mi-enragée qui correspond bien au groupe. Sur la scène du Poulpe, avec un son à la hauteur, sa musique  et les harangues rugies de Mouss avaient de l’ampleur et de la puissance.

Le groupe avait plusieurs disques de prévus. On verra bien ce qu’il nous réserve. Quant à Mouss, on peut le retrouver dans son projet folk-punk solo, al Gharib, qui joue bientôt près de chez vous.

 

>>>>>>>> SMUTT

>>>>>>>>> AL GHARIB

« La rentrée des punks » (Nurse, Smutt – Rocailles, 16 sept.)

La plaine des Rocailles, près de Reignier, est connue pour le festival du même nom, ressucité depuis quelques années. Les Bérus sont quand même passés ici.  En plus, avec sa vieille falaise d’escalade, elle a un petit côté destroy, un petit côté déglingué qui se prête bien au barbecue punk que les Punks sportifs organisent chaque année.

Punks sportifs qu’on arrive trop tardivement pour voir, d’ailleurs. Smutt est déjà en action sur la petite scène du camion des Punks spo. Du bricolage de génie.

Remontés comme des coucous suisses, les Anneciens balancent leurs rafales de punk-rock furibard et festif à la fois. Ca enchaîne, c’est fluide, la volée de poudre à canon passe toute seule. Aux dernières nouvelles, ce groupe parmi les plus actifs de la scène locale devrait sortir un ou plusieurs disques. Et aux toutes dernières nouvelles, il pourrait également y avoir du mouvement de personnel. Donc, on verra bien ce qu’on verra.

Le concert de Nurse qui suivait était en quelque sorte le vernissage de leur génial album, tout juste sorti en version vinyle. « C’est la rentrée et on a pas fait les devoirs de vacances », balance Ben avant de monter sur scène.

Mais il était dit que, ce jour-là, il y aurait du rock. Les pépites émo mélodiques et rageuses du groupe sont une machine à faire monter l’émotion et la pression. Et elle monte, jusqu’à un final sauvage avec telecaster balancée dans la batterie.

Les stands de distro permettaient de compléter sa collection de productions de la scène locale. Crankcase et Motocross pour ma part. Pas déçu du voyage d’ailleurs. Ce moment de rock était prolongé par les sons des platines de, entre autres, DJ Blender, aussi connu sous le nom de Greg la chocolatine.

On est en Haute-Savoie quand même ou bien ?

 

>>>>>>>>>> LES PUNKS SPORTIFS

>>>>>>>>> SMUTT

>>>>>>>>> NURSE

>>>>>>>>> LE POULPE

The non-philosophy of noise-rock : a (posthume) interview with Buzz rodeo

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We all love it when a plan comes together. Such was the case when Stuttgart-based trio Buzz rodeo said they were available to play with local emo-rockers Nurse at their album release party in Le Poulpe. Meeting Ralph, Daniela and Helge was a blast and, on stage, the dry, angular and yet melodic noise-rock of the Germans seriously kicked asses. It came all the more as a surprise, then, to learn that the band had disbanded a few days later, putting their west-European tour to a brutal halt. So much for rock’n roll. Anyway, they let none of that out on that night and were happy to answer some of my usual questions. Here is what they had to say.

OK Buzz rodeo, let’s go  ! Your songs are really well built, noisy but very coherent, so I guess this is not your first band experience… Could you tell us a little bit about your musical pasts ?

Ralph (guitar/voice) : We played in a band called Are we electric ? It was instrumental surf-punk-math-rock (laughs) ! And I played before in a band called Mink Stole et Helge played in Craving, I played in Bhang dextro. We had four 7 ‘’ out in the 90s.

Helge (drums) : The drummer of Bhang dextro left and then I came and we formed Are we electric ? together.

Ralph : Are we electric ?, Mink Stole and an unknown band called Lightning ships… And Tiger Shower Caps !

And you, Daniela ?

Daniela (bass) : I played in an all-girl band. A cover band.

How is the integration in Buzz rodeo going ? (Daniela has been in the band for one year)

D : Very good ! I love the music, I love the songwriting…

R : The guys ! (Laughs)

D : Yeah. Ralph is a bit special…

R : (Funny voice) Very special !

D : Helge is my flying teacher ! He is such a good drummer that playing bass with him is like flying ! And Ralph, he is…

R : … (Unidentified german word, better not to translate.)

D : No, an endless source of songs… In three days, he can do…

R : … one album ? (Laughs)

That was actually my next question : what is the writing process to achieve these songs that you recognize almost immediately ?

R : I just come to the rehearsal and play some riffs… and the others build it up !

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Your last album was published on a polish label – Antena krzyku -, can you pronounce that name for me ?

R : We say « Antena Kryschkou », but we don’t really know…it might not be the exact way… (Laughs)

Can you tell us a bit about this label ?

R : Its is 30 years old, at some time it was forbidden in Poland. Too political, or something like that… It’s a really cool guy who runs the label !

How did you meet him ?

R : He wrote to me on Facebook and we talked and talked and talked. I hadn’t noticed that he had a label. Three weeks later, he was like « Hey, I’ve got this label » and I was like « WHAT ?!! ». He has many bands on his label from all over the world. And not only noise-rock : hardcore-punk, balkan rock, he has all… But he loves noise-rock and post-punk ! He was the roadie for The Ex in the 80s and 90s, he was all over Europe with them.

D : And the best thing is that he doesn’t tell us what we should do…

R : Most of the promotion we do by ourselves, on Facebook…

Yeah, I’ve seen it once or twice… (Everybody laughs out really loud, Ralph being a serial Facebook poster.)

R : But you have to do this ! There are so many bands out there ! Many bands say fuck self-promotion, but it’s not my opinion…

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Do you think this has changed ? In the 90s, there used to be quite a lot of fanzines that bands would use for their promotion…

R : Yeah, I personnally read Maximum rock’n roll, Flipside, Heartattack and the German ones : Ox fanzine

H : And Trust. Trust is better !

R : And Skyscraper magazine and Copper press. And Magnet magazin in the 90s. And another German one in the 90s : Spex.

D : But the change is that you have more direct contact with fans. With social media, you collect them step by step, you talk with them directly. We send the teeshirts, the records by ourselves…

R : We write little messages, include them in the package. We built this Buzz rodeo thing mostly on Facebook.

Then do you think local scenes still have a relevance when you can be in touch with a guy in South america and organize a tour…

R : Local networks yes but not with the local scene… Not so many bands and they are much younger than us. But we have connections all around the world. The guys call us : Hey, come to Russia, come to Australia ! The next step would be to tour the US but… we are afraid of Trump ! Could be a horror trip !

Are these easy connections all good experiences ?

R : In general, you can rely on people, yes.

D : Things happen…

R : Yeah, but I would say 90 % is good. No assholes ! It works !

You seem to be very active : writing, recording, touring. Do you have music-related jobs ? Or flexible jobs ?

R : I’m a landscaper. Self-employed, so when we play, I have no money. But I can do what I want.

D : I’m in a sound studio that does advertising : radio spots, TV spots and videos… The day has 24 hours and it’s always full. When I do stuff for Buzz rodeo, I can’t work so much. But it’s OK.

H : I’m a teacher for fair-trade shops…

R : We can’t live from music only ! So far but… it can change ! (Laughs)

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Can you tell what bands are worth listening to in Germany right now ?

R : German bands ? That’s the hardest question ! (Laughs) Heads…. Not many that I prefer listening to…

H : You have to take a few minutes to think about this… Kurt… Ten Volt shock is cool ! Yass…

R : Party diktator. They have a new band called Waran… I personnally listen to American or UK bands : Blacklisters, Usa nails… And all the 90s stuff : Touch and go, Amphetamine reptile, Dischord, Trance syndicate… This shit… And I love Peru, from Poland. they’re great !

H : Frana… Porch… We toured with them in the UK.

You – especially Ralph – seem to be real noise-rock freaks, how would you define the essence of it – the philosophy of noise-rock – to people who don’t know about it and surely want to know ?

D : Good question…

R : We are really loud… and dirty. Well, … I don’t know ! (Laughs)

D : In the end, it’s just music. A matter of taste…

R : My roots are more in the UK post-punk scene. The Fall, stuff like that… Television personalities, Gang of four are my personal favourites. The guitar-player is god !

D : Music just makes peole feel something. You can say I love that but you can’t say what the philosophy of it is !

(Follows a discussion on how music can touch people in different ways…)

R : A new record is in the works : fifteen new songs ready to be recorded. We hope we can go to Blackbox studio, in France. We have contacts with Albini too but it was too expensive for us. But it would be a good thing, recording with him in the near future.

So you’re planning to have the new album out this year ?

R : Yeah, on the same label, Antena Kryzku. Of course.

 

Post scriptum

On latest news, Ralph has started a new band project with Sasha (ex-Frana) on drums and Daniel (Buzz rodeo sound guy) on bass. To be continued…

 

All black and white pictures are from Dylan D. Breed. Thanks to him again.

 

>>>>>>>>> MINK STOLE 1, 2

>>>>>>>>> BHANG DEXTRO 1, 2, 3

>>>>>>>>> ARE WE ELECTRIC ?

>>>>>>>>> TIGER SHOWER CAPS

>>>>>>>>> LIGHTNING SHIPS

>>>>>>>>> BUZZ RODEO

>>>>>>>>> ANTENA KRZYKU

>>>>>>>>>> LE POULPE

 

 

« Le noise-rock est un sport de combat » (Buzz rodeo, Nurse – Le Poulpe, 17 mars)

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Parfois les rêves se réalisent. Parfois les hasards coïncident. Nurse qui fêtent au Poulpe leur premier album, un des disques de la scène locale les plus attendus, de ce côté-ci en tous cas. Et Buzz rodeo en rade de date sur la route de leur tournée italo-franco-espagnole… Alignement des planètes au-dessus de l’auberge supersonique de Reignier. Bon sang.

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Pas sûr que qui que ce soit ait entendu le nom de Buzz rodeo avant cette soirée du 17 mars. Pourtant le trio de Stuttgart a déjà deux albums, une poignée de formats plus courts et quelques tournées en France au compteur.

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Buzz rodeo, c’est un noise-rock tendance ligne claire. Guitare tranchante, aiguisée comme un scalpel. Rythmique roulante, lourde mais sans excès. Pas de de graisse aux entournures. Juste ce qu’il faut de gravier dans la bouche et la peau(st-punk) sur les os. Et un certain savoir-faire dans la mélodie narquoise, aussi.buzz_rodeo-12.jpg

Le trio – Ralph à la guitare, Helge à la batterie et, last but not least, Daniela et ses magnifiques santiags rouges à la basse – execute son set.  Deutsches qualität. Et le mot exécution prend ici tout son sens.

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« Arkansas », « Underground luxury », « Jordan’s walk »…. Coups dosés, calibrés, méthodiques. Faits pour atteindre leur cible et qu’on fasse comme Ralph. Qu’on tombe à genoux.

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Le public était plutôt stoïque. Mais attentif, c’est déjà ça. Et il s’est encore densifié pour le début du concert des Nurse, qui fêtaient donc la sortie de leur premier album, dont on reparlera très bientôt par ici. On pouvait se le procurer en CD ce soir-là, pour la version vinyle va falloir attendre encore un peu.

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Pop sensible et ciselée ? Post-hardcore furieux et explosif ? Qui sait… Nurse trace sa ligne entre émotions contradictoires. Corde raide tendue au-dessus des à-pics.

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Sur la scène du Poulpe 2.0 (qui, d’ailleurs, vient du Macumba, si, si), avec un son peut-être un peu moins naturel que lorsqu’il sort directement des amplis, on retrouve ces morceaux qu’au fil des concerts on a appris à connaître presque par coeur. Qu’on devine composés à l’instinct. Taillés pour la scène.

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Quelles que soient les conditions, le lieu et l’heure, le groupe carbure toujours à l’énergie explosive, la transe dans le feu de l’action,  la purification par les flammes. Prêts à tout pour faire vivre l’instant. Quitte à se retrouver lui-aussi sur les rotules à la fin du concert. Certainement une des expériences les plus intenses de la scène locale en ce moment.

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Vous avez dit Noise rock freak ?

Toutes les photos sont de Dylan D. Breed, un grand merci à lui !

On peut déjà voir – bon sang, quelle rapidité – quelques images de ce concert, au flou dosé, calibré et méthodique, sur l’excellent site photo d’Olive, que je ne saurai trop vous recommander.

>>>>>>>>>> BUZZ RODEO

>>>>>>>>>> NURSE

« Indie punk Xmas » (Crankcase, Off models – Le Poulpe, 23 déc.)

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Retour sur un concert qui remonte un peu mais qui valait le coup. Deuxième jour de l’invasion du Poulpe par la Tribu sonore avec un début à la MJC de Reignier et la projection de « Diesel ». Manquée en ce qui me concerne, malgré que j’ai fait l’interview de David Basso auaparavant, mais il parait que c’était bien.

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Puis, il y a Crankcase qui a joué. C’est top, Crankcase. Tout le monde aime Crankcase.

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Une pincée de rock’n roll, une  mesure de punk-hardcore pied au plancher, un soupçon d’envolées surf-pop et une attitude goguenarde qui leur donne parfois des airs de Hard-ons haut-savoyards.

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En plus, le groupe a le bon goût de laisser sonner sa basse distordue, teigneuse et un brin metallique – ce qui est quasiment une condition pour faire de la musique écoutable, pas de doute là-dessus.

Puis ce fût au tour des drômois de Off models et leur manière assez craquante de se tenir alignés sur la scène. Un peu Beatles, non ?

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Guitares cristallines, mid-tempo qui rocke et une chanteuse rayon de soleil pour une musique émo/mélo sensible et enjouée. Il sera d’ailleurs possible de revoir le groupe sur la petite scène du Brise-Glace bientôt, le 28 février pour être précis.

Avec la distro conséquente d’Anartisanart dans la salle, cette invasion avait un peu des airs de mini-festival indépendant. JaxLR a ensuite pris le relais pour ambiancer jusqu’au bout de la nuit. Ou, pour être exact, jusqu’à ce qu’on se fasse virer. On ferme. Bon OK, mais à l’année prochaine, hein.

>>>>>>>>>> DIESEL

>>>>>>>>>>> CRANKCASE

>>>>>>>>>>> OFF MODELS

 

Top 10 2017 discipline : Greg Callendrier

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Last but not least. Au tour de Greg de conclure ce tour du monde d’ici des playlists 2017. Greg est un afficionado du Poulpe, notre CBGB à nous – hey attend, le Poulpe 2.0, c’est bien mieux que le CBGB, non !!?* Bref, DJ émérite et animateur radio à ses heures pas perdues, Greg est lui aussi une véritable encyclopédie de poche – aucun rapport avec sa taille, hein – du rock’n roll. Lui, évidemment, modeste, soutiendrait le contraire. Mais sa rétrospective variée, pointue et sélectionnée avec un soin d’amoureux prouve largement qu’il a tort.

Dernier petit coup d’oeil dans le rétro sur 2017 avant de s’engouffrer tête la première dans la nouvelle année.
C’est la première fois que je m’attèle à la rédaction de la liste des disques qui m’ont marqué dans l’année. Exercice ultra subjectif que l’on me propose là. Alors oui, subjectif je le serai, après tout il s’agit ici de mon top à moi.

C’est parti pour une douzaine de LP avec dans le désordre :
DEADCROSS, « Deadcross »
1er album ultra attendu pour ces 4 vieux briscards de la scène californienne qui dépote et on est pas déçu une seconde. C’est lourd, carré, efficace et ils ont les crocs comme à la première heure.
https://youtu.be/WpdcT8kyP1U
RADIOHEAD « oknotok 1997 2017»
20 ans ! Déjà 20 ans que Radiohead a retourné le cerveau de toute une génération avec cet album indispensable. 12 perles qui sont toujours autant belles et pertinentes ici rééditées dans une version augmentée de 11 autres titres; face B ou réels morceaux inédits de l’époque qui n’ont pas à pâlir devant ceux ayant terminé sur la galette d’origine.
https://youtu.be/0sFvFVkeGVg
TOGETHER PANGEA, « Bulls and roosters »
Après un EP sorti en 2015, 3e LP pour ces désormais quatre garçons pas spécialement dans le vent mais toujours aussi frais. Une bande de branleurs magnifiques (on parle ici de potes de FIDLAR, Audacity, No parents…) qui savent aussi bien écrire de superbes mélodies faussement désinvoltes que des hymnes aux riffs ultra efficaces.
Et si vous les croisez sur scène je vous mets au défi de ne pas finir à sautiller au milieu de la fosse, sourire béat accroché aux lèvres, comme un gosse de 15 piges à son premier concert punk.
https://youtu.be/98lWrKFlyE0

LYSISTRATA « The thread »
Après quelques petites sorties, l’obtention du 1er prix « pastaga » SA live music et une réputation de bulldozer live (réputation clairement pas usurpée) voici donc le premier LP de LYSISTRATA. C’est ici 7 titres en 43 mins tendues, nerveuses et parfois foutraques qui font plus que retranscrire l’énergie brute du groupe sur scène. 1er LP et 1re réussite.
https://youtu.be/XclGscH_KYo

KORTO « Korto »
Les locaux de l’étape. Sorti cet automne sur le label Six tonnes de chair records, ce premier long format (après un split single avec les chambériens de Don Glow) est un disque que l’on a du mal à décoller de la platine. Chaque titre à son tempo, son identité propre… Mais l’album, dans son entièreté, s’écoute comme défilerait une route en trois dimension ou l’on se laisserait guider par le groupe qui maîtrise carrément bien son propos. Une envolée du gratteux, un break du batteur, une ruée du bassiste, quelques harmonies vocales, ça monte, ça tourne, accélère, vire, freine, et Un plaisir de se laisser conduire par ses trois-là sur ce trajet vers… Vers quoi au juste? On s’en fout complet, l’important étant de profiter du voyage.
https://youtu.be/ugcRAuT2Slw

METZ, « Strange peace »
Débarqué façon blitzkrieg en 2012 sur nos contrées avec un premier disque tonitruant et ravageur suivi trois ans plus tard de son petit frère très justement appelé « II », voici donc le troisième album, toujours sur Sub pop, des canadiens de Metz. La batterie est toujours aussi lourde et frappe toujours aussi fort, la basse souffle toujours autant, la gratte est toujours aussi rêche et la voix, reconnaissable entre mille, vient transpercer le tout de manière, elle aussi, toujours aussi vindicative. Et pourtant cet album est différent. Ayant fait le choix d’une production moins rentre-dedans le trio n’en a pour autant pas rangé sa hargne toujours sous-jacente mais ici canalisée pour mieux mettre en relief la tension de morceaux à l’écriture impeccable. Savoir évoluer sans se renier, la marque d’un grand groupe.
https://youtu.be/0lBQdzSQSaI

FUFANU, « Sports »
Ces islandais ont commencé en 2015 sous forme de duo electro et ont gentiment évolué pour apparaître aujourd’hui comme un trio mélange d’influences diverses plutôt recommandables, du post-punk à la new-wave.
Sorti en début d’année, l’album SPORTS est un décathlon qui ne demande aucun effort tant cet album est fluide. Rythmes de batterie plutôt soutenus, basses rondes, nappes de synthés bien eighties, quelques gimmicks electro légers et la voix parfois grave de Kaktus qui vient se poser sur l’ensemble comme une cerise sur l’hjónabandssaela (ouais, Google m’a dit que c’est un gâteau islandais…) Vraie belle découverte de 2017, à suivre.
https://youtu.be/9CZ2oWZWrWk
UNSANE, « Sterilize »
Le trio est du genre à qui on ne la fait pas. Officiant depuis 1988 mais réellement stable depuis 1994, ils creusent depuis sans relâche le sillon d’une noise monolithique sans concession.
Monolithique tant le disque est brut, lourd, carré… Et étrangement le tout n’est pas pesant, on ne la leur fait pas, je vous dis! On aligne pas huit albums en près de trente piges sans acquérir un minimum de savoir faire. Tout ici est efficace et précis, une baffe, une leçon de son.
https://youtu.be/0fRDzoUzl3c

IDLES, « Brutalism »
Décidément ces temps-ci l’Angleterre fourmille de groupes porteurs d’un rock plutôt vénère et noisy qui font plaisir à écouter. Venu de Bristol, Idles a su se démarquer de ses compatriotes grâce à ce premier long réussi en tous points avec une mention spéciale pour la production qui est de mon point de vue juste parfaite.
Batterie qui claque des rythmes variés, basse à l’avenant, guitares rageuses opérant par giclées acides et Joe Talbot en chanteur possédé déchirant le tout en éructant ses textes comme il gueulerait à une meute de chiens de vous bouffer le derche. Un album pareil moi je dis WELL DONE!!!
https://youtu.be/7Oxqf_15k0w

PHARMAKON, « Contact »
D’emblée je vous annonce qu’il s’agit ici du disque qui cette année m’a le plus retourné, marqué,… on en sort pas indemne. Pas le genre de galette qu’on cale nonchalamment sur la platine dans les soirées de l’ambassadeur, ho non!
Pharmakon, en grec cela signifie le remède autant que le poison, un tout; et derrière ce pseudo se cache margaret qui seule derrière ses machines prend un malin plaisir à nous tourmenter/expier avec sa voix de démente qu’elle envoie parfois se fracasser sur le mur de sa noise-indus souvent compact. Et l’on se retrouve comme perdu à nager de nuit en eaux troubles et profondes pour finalement s’apercevoir que l’on est descendu au centre de soi même pour se retrouver seul au contact de sa/ses multitude/s qu’il va falloir regarder en face, apprivoiser pour esperer remonter à la surface sain et sauf. Bref, cet album est un disque thérapeutique et il fait un bien fou!
Je ne vous met donc pas le lien d’un titre, mais celui de l’album complet. C’est la posologie de ce Pharmakon.
https://youtu.be/NM9cnEt_h_s

KEVIN MORBY, « City music »
Quatrième opus pour Kevin Morby depuis 2013 après avoir été bassiste au sein de Woods. Les titres de City music sont comme autant de perles pop/folk/rock au charme discret mais bien réel. Pas d’esbrouffe ici, le sieur Morby est un artisan discret qui s’efface au profit d’une écriture riche en harmonies et instrumentations sans jamais se perdre dans le grandiloquent ou le too much. De l’orgue par ci, une slide par là… C’est juste, c’est beau et surtout ce n’est pas chiant une seule seconde. Ce qui, convenons en, est assez rare; certains albums d’artistes folk étant souvent encore plus gonflants que leurs auditeurs.
https://youtu.be/QLL3AmFnhL8

Voila, c’est terminé. J’espère vous avoir donner envie de jeter une oreille attentive à ces quelques galettes de l’année écoulée. Et oui, il y en a eu d’autres en 2017, que je n’ai pas citées ici, que je n’ai pas écoutées ou qui sont tout simplement passé au travers de mon radar… On ne peut pas être partout.
2018 annonce déjà quelques belles surprises, alors soyez attentif et surtout curieux. The next big thing  répète peut-être en bas de chez vous…

* Quelqu’un qui est vraiment allé au CBGB pour de vrai pourrait-il/elle nous dire ? Si oui, je publie direct. Si il y a des photos, je fais un bisou. Si il y a un tableau comparatif, j’envoie à 50 millions de consommateurs.

Top 10 2017 discipline

logo.jpgFaire des rétropectives ça peut être prétentieux, ou ennuyeux quand elles se ressemblent toutes. Ca peut aussi être un moyen marrant de partager ce qui a marqué une période et j’ai donc demandé à des gens divers de me faire leur plus ou moins Top 5 ou 10 musique ou tout ce qu’ils ou elles voulaient de 2017. Des gens qui jouent dans des groupes ou font des labels ou des gens qui aiment la musique tout simplement et qui sont aussi importants.  Ejecte la jet-secte. Atomise le show-bizz. Un certain nombre – comme Olive Lowlight – s’est emparé de la proposition pour produire quelque chose de plus personnel et développé que ce que j’imaginais. Tous ces textes seront publiés rapidement dans les jours à venir.

 

alaincoeur1- Converge – The Dusk in us 2 – Celeste – Infidèle(s) 3 – Shizune – CHEAT DEATH, LIVE DEAD! 4 – At the Drive In – in•ter a•li•a 5 – Nesseria – Cette érosion de nous-même

anneauxanne

1- Nick Cave & the Bad Seeds album « Skeleton Tree » & concert inoubliable, fort en émotions 2- Group A à Cave 12. 3- Sloks & Nurse à la Spirale 4- Frustration : trop frustrant de choisir qu’un album ! 5 – Jessica 93 « Guilty Species » 6 – Lovataraxx : mon « coup de synth » de l’année 7 – Lydia Lunch «13:13 » 8 – Marquis de Sade « Rue de Siam » 9 – Chris & Cosey « Love & Lust » ( anciens membres de Throbbing Gristle ) 10 – Martin Dupont « Hot Paradox »

boyben

1- Unsane – sterilize 2-Unsane – live @ l’épicerie moderne 3-Shellac – live @ la belle electrique 4-At the drive in – interalia 5-At the drive in – live @ les docks 6- Equipe de foot – live @ brise glace 7- Off models – live @ le poulpe 8-Grand Terminal – live @ le poulpe 9- shizune – CHEAT DEATH, LIVE DEAD! 10- Celeste – infidèle(s)

buddy

combat1 Famara beach Lanzarote (place) 2 Swampland Recording Studio in Toulouse (place) 3 The Gories Live at Festival Beat in July (live) 4 La Spirale Annecy (place) 5 Choke Chains “Android Sex Worker” (album) 6 Cut “ Second Skin” (album) 7 Weird Omen “Breakfast Before Chaos” (album)
8 Blade Runner 2049 (movie) 9 Bill Viola – Istallationen – Deichtor Hallen Hamburg (exhibition) 10 Yan Manook “Les temps Sauvages” (book)

David Chloe

finger

1) Live : Boy Harsher + Krogshoy @ Le Ciel/Grenoble 2) Live : Autechre @ Le Sucre/Lyon 3) Live : Bégayer @ MTK/Grenoble 4) Live : Moor Mother + Lynhood @ Le Périscope/Lyon 5) Live : Le Chemin de la Honte @ Freakshow Festival/Gigors 6) Festival : B-Face – Varces 7) Album : « FF061116 » – Housewives (Rocket Recordings) 8) EP : « Summer Came Early » – Exploded View (Sacred Bones Records) 9) Emission Radio : Never Been – Radio Campus Grenoble 10) Playlists : Bar A L’Ouest – Grenoble

+ Indémodables : – Album : « Comme à la Radio » – Brigitte Fontaine (1972) – Album : « Remain in Light » – Talking Heads (1980) – Live Clip : « Another Part of Me » – Michael Jackson (réal. P.T. Kelly – 1988) – Clip : « California » – Mylène Farmer (réal. Abel Ferrara – 1996)

+ Des gens bien : – Social Workers(St-É) – Les Evadées(Lyon) – Wine & Noise(Lyon) – L’Accueil Froid/Nuke(Amiens) – Les Briques du Néant(Lyon) – En Veux-Tu? En V’là(Paris) – Parquet Sonore(Gre) – Maquillage & Crustacés(St-É) – Atypeek Music(Lyon) – L’Echo Records(Paris) – SK Records(Lyon)

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Album 2017: Korto s/t Pochette de disque 2017: Slift Concert 2017: Cannibale @ Le Poulpe le 27 novembre Instant inattendu & magique 2017: Anton Newcombe + The Liminanas « Istanbul is sleepy » @ Ostara Festival le 25 mai Come back 2017: Festival Les Rockailles 23 & 24 juin Chanson Punk / Rock 2017: « Mort Aux Cons » Tagada Jones Livre 2017: The Young Gods / document Film 2017: Diesel
Rénovation 2017: Le Poulpe 2.0 le 30 septembre Disparition 2017: Le Moderne Bar & sa légendaire Fête de la Musique le 21 juin

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Converge – the dusk in us / Igorrr – savage sinusoid / Benighted – necrobreed / Code Orange – forever / Propagandhi – victory lap / Celeste – infidele(s) / Yann tiersen – eusa / Lysistrata – the thread / Touché amoré – stage four / Twin Peaks – Music From The Limited Event Series -Bang bang bar-

Live 2017: Code Orange à PTR Usine Genève le 19.06.2017 (la claque de l’année pour moi !)

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Top 5 album: 1- Unsane – Sterilized 2– L’Effondras – Les Flavescences 3- Gros Oiseau – Zonzon 4- Raoul Vignal – The Silver Veil 5- Metz – Strange Peace

Top 10 morceaux : 1er Aquaserge – Tintin on est bien mon Loulou 2- Gros Oiseau – Plainpalais 3- Kendrick Lamar – DNA 4- Metz – Mess of Wire 5- Saint Sadrill – We gave you a smile 6- Blind Butcher – Alles macht weiter 7- Hoboken Division – Boilin’ Up 8- Slift – Space is the Key 9- Autisti – The Dower 10- Brice et sa Pute – Suis-je assez pauvre?

Top 5 concerts: 1- Ni – Festival l’Abeille Beugle 2- Unsane – L’Epicerie Moderne 3- Saint-Sadrill – Festival l’Abeille Beugle 4- the Ex – L’Epicerie Moderne 5- Frànçois eta Bosmendieta – Catach Festival

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Concerts: – Russian circle – La jungle Groupes – Mamale hand (L’album « Floa » le plus écouté en 2017) – Lysistrata (L’album « Pale Blue Skin » le plus écouté en 2017) – Get your gun (L’album « The Worrying Kind » le plus écouté en 2017) – Poly-math (L’album « Reptiles » le plus écouté en 2017) – Tigran Hamasyan (L’album « Mockroot » le plus écouté en 2017) – Adriano Celentano (héhé) Salle de concert – L’ebulition à Bulle Serie – The handmaid’s tales

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1- Scul Hazzards « Epitaph ; reset » LP ( à sortir sur Rejuvenation records) 2- Meat wave « The incessant » LP 3-  L’Effondras, « Les flavescences » LP 4- Unsane, « Sterilize » LP 5- « Shattered, flattered and covered – A Tribute to Unsane » 2xLP 6- Les Tanneries de Rumilly 7- Jouer avec Nurse au Bistro des Tilleuls 8- Interviewer Arnold de The Ex 9- Webzine Perte & Fracas 10- AShape@Poulpe, Satan@Poulpe, Kunz+Raketkanon@Usine, Zu@Brise-Glace, Speed Jesus@Bellecombe en Bauges, Kurt@Usine, Shellac@Belle électrique, New Bomb Turks@Ayers rock boat, Enablers@Transbordeur, Don vito@Cave12, Sloks@Spirale, Unsane@Epicerie moderne

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1- Mastodon, Emperor Of Sand (album) 2- Carcass, concert au Sylak Open Air le 6/07/2017 3- Suffocation, concert au Sylak Open Air le 5/07/2017) 4- Steven Wilson, To The Bone (album) 5- Mastodon, Cold Dark Place (ep)

 

La tribu sonore

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Collectif regroupant le personnel de trois groupes tout à fait recommandables du coin – Crankcase, les Punks sportifs et Nurse -, la tribu sonore reprend du service après une période moins active. Leur but n’est pas seulement de soutenir les groupes sus-nommés mais aussi de fomenter une explosion de rock’n roll local en organisant des surprise-parties amicales, sociales et dansantes. Rien moins que ça. Et ils peuvent même parfois faire des pique-niques. C’est dire si ces gens sont dangereux.

En bon apaches qu’ils sont (bonjour l’appropriation culturelle, heureusement qu’on est pas aux States), ils vont commencer par investir le Poulpe 2.0, les 22 et 23 décembre. Fins stratèges, ils gardent leurs plans soigneusement cachés pour l’instant.

On va donc voir ce qu’on va voir.

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