STN zine # 4

 

STN. Trois consonnes pour nom. Je vous laisse compléter les voyelles. L’oeil du main plane sur les ambiances graphiques sombres de ce petit fanzine lausannois – et non genevois comme l’écrivait récemment un chroniqueur probablement saoul – qui a la particularité de n’exister qu’en version papier. Après un édito qui installe fermement le désespoir comme unique horizon, on y lira la longue et instructive interview de Bruno de l’asso genevoise Drone to the bone, chipée et republiée ici-même il y a peu (y’a pas de hasard). Mais aussi d’excellentes chroniques à la fois variées dans les choix – ça va de Cortez à Ølten en passant par Dark Buddha rising – que précises et tranchantes dans leurs jugements. Ajoutez à cela, quelques poèmes black-metal et vous avez une saine lecture – à défaut d’être sainte – que j’aurai peut-être en distro un de ces jours. (En attendant, vous pouvez contacter les deux auteurs, TRVS et LAAR à stnzine@gmail.com.)

« Top of the pop hardcore punk ! » (Crude Caress,Hello my name is, Youth avoiders – La Makhno, 28 oct)

afficheOutre leur nom rigolo, Crude caress fait du street-punk réglé comme du papier à musique. Par contre il n’y avait pas de choeurs. Ils ont peut-être oublié.

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Le côté ultra carré a quelque chose de pas déplaisant et les Suisses gratifieront leur public hypnotisé d’ une reprise de Time for living des Beastie boys…

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Hello my name is est un jeune groupe de Lausanne qui a sorti un album il y a peu et a l’air de beaucoup jouer. Passé la surprise du chant en français (avec ce nom, je m’attendais à de l’anglais), le groupe enfile un set de punk-rock fluide et bien rodé. Le skate-punk leur coule des doigts. La voix est assez rauque, en anglais elle pourrait faire penser à Hot water music, mais en français, ça avait des accents assez rock.

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Si la salle était un peu calme pour les lausannois (bon en même temps on n’est pas obligé d’être toujours tout fou, hein), elle ne résistera guère aux hymnes hardcore-punk de Youth avoiders. Faut dire que leurs morceaux pied au plancher sont sacrément entraînants. Plus que ça même. Il y a une folie, quelque chose d’intense et d’urgent qui rappelle le hardcore originel, celui de Minor threat ou de 7 seconds.

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Et cette voix, cette putain de voix juvénile qui s’étrangle de fureur. Waouh. Finalement, la différence entre un bon groupe de hardcore et un super groupe de hardcore, c’est souvent la voix, non?

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Par contre le set sera vite consommé (y aurait-il du minutemen chez le Youth avoider ?). Live fast. Et c’est parfait comme ça. Ca laisse le temps de jeter un oeil dans les bacs conséquents des distros présentes (In-Humano et Culture famine), sans lesquelles le punk ne serait pas le punk.