« No GVA » (Massicot, Lithics – Usine, 17 sept.)

Pas mal de monde à l’Usine ce lundi soir-là – une fois n’est pas coutume – pour une soirée estampillée, disons, post-punk.

On ne présente plus Massicot, qu’on voit jouer très régulièrement à Genève. Mariage des contraires. Grooves chaloupés et vagues fraîches de dissonances stridentes, mécaniques. Voix qui semble flotter au-dessus de la musique, immuable, répétitive, indifférente. Bande-son drôle et un peu angoissante d’un Buster Keaton dada.

La sonorisation délicate permet d’apprécier les nuances de la musique. Son espèce de présence-absence, qui semble voulue, recherchée, travaillée par les trois musiciennes dont l’interaction avec le public est assez minimale.

Les américains de Lithics, eux, terminaient plus d’un mois de tournée. La veille, ils jouaient à Lyon et étaient plutôt frais pour cette date. Le lendemain, ce serait Prague.

Lithics, c’est ce qui a rapport à la pierre (nous rappelle une publication distinguée). Voix détachée et immuable de la chanteuse, preuve de l’ADN post-punk commun avec Massicot. Son des guitares tranchant comme des lames de rasoirs. Aigrelet, désossé, transparent. Batterie sèche et raide. Même la basse à des airs de jouet.

De cette formule minimaliste qui rappelle les Minutemen – autre ancêtre commun qui pourrait rapprocher les deux groupes -, Lithics tire des morceaux au cordeau, dansants et absolument  imparables. Tubes millimétrés qui parsèment leur dernier LP et qui prennent un malin plaisir à dévier régulièrement de leur route droite et bien traçée.

>>>>>>>>>> MASSICOT

>>>>>>>>> LITHICS

 

« Football : 0 / Hardcore punk survolté : 10 000 » (Tuco, Joliette – La makhno, 27 juin)

Peu de monde ce soir-là à l’étage de l’Usine. A vrai dire, il y a à peine plus que notre groupe de copains lorsque Tuco plaque ses premiers accords.

Plaisir de retrouver leur noisecore massif et tourmenté. Ces longs morceaux pleins de bifurcations soudaines, de répits trompeurs, où suinte la tension malsaine.

Fidèles à eux-mêmes, leur performance est un rouleau-compresseur. On reconnaît quelques vieux titres de leur premier EP, comme le phénoménal Numb et son accélération qui te colle au mur du fond. Le premier album des Suisses devrait sortir ces jours-ci, en format numérique, en attendant un disque à l’automne.

Les mexicains de Joliette, eux, étaient une découverte pour pas mal de monde. En vérité, il y a pas vraiment besoin de beaucoup plus que deux minutes pour comprendre que ce groupe a quelque chose de très spécial.

   Putain de réacteur nucléaire où se fracassent sans discontinuer des atomes de hardcore hurlé, de noise surpuissante. Bouts de mélodies qui traînent en lambeaux dans le chaos et te prennent à la gorge. Breaks constamment sur le fil de la lame.

Le pire c’est que les jeunes Mexicains sont très cools sur scène, avenants et sympathiques. Derrière les fûts, le batteur prend le temps de remonter ses lunettes sur son nez d’un air flegmatique entre deux rythmiques hallucinantes de puissance et de groove. Machine !

Le public s’est massé devant la petite scène. Scotché. Chaque nouvel assaut sonore est accueilli avec ferveur. On en loupe plus une seconde.

C’était fou, ce concert ultime à prix libre devant une poignée de guignols. Au moment où tous les yeux, les oreilles et les porte-monnaies sont tournés vers la folie estivale du Hellfest et son hardcore à grand spectacle.

Nous, on a pas vu le match et on ira pas au Hellfest. Mais, ce soir-là – même si c’est évidemment con de le formuler comme ça – on nous empêchera pas de penser qu’on a vu le meilleur groupe de hardcore du monde, hé !

>>>>>>>>>> TUCO

>>>>>>>>>> JOLIETTE

« L’oeil du cyclone » (MoE – Cave 12, 20 juin)

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« Imagine un mélange entre Napalm death et Shellac. » C’est la comparaison rapide que j’avais trouvée pour décrire MoE à un copain qui ne connaissait pas. « Pas facile. », il avait répondu. Et pas tout a fait exact non plus, mais ça donne une idée de pourquoi ça valait largement le coup de faire le trajet jusqu’à Genève et Cave 12 ce mercredi-là.

Quasiment déserte et très tranquille lorsqu’on arrive. En fait, je crois que Cave 12 ne se remplit qu’à la nuit. Les Norvégiens – qu’on veut rencontrer pour une interview –  sont déjà là. Mais, fatigués par un trajet depuis Oslo beaucoup plus long que prévu et parsemé d’incidents de sécurité inquiétants, on ne les croisera pas trop avant le concert.

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Il débute devant une audience assez restreinte. On est mercredi et il fait très beau et puis c’est la coupe du monde, hein. Pas grave, le trio est là pour nous en mettre plein les oreilles et les mirettes et arborent des éléments de costume à paillettes. Batteur imperturbable sous sa cagoule fourrée qui lui donne des airs de teletubby gothique, qui casse sa caisse claire dès les premières secondes mais continue sur les toms comme si de rien n’était. Rien n’arrête la machine MoE quand elle est lancée.

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Relents de doom/stoner lourdingues. Pics de tension punk hardcore. Crise noise aigüe, soubresauts schizo, tension qui s’affole. MoE brouille les pistes, orchestre un chaudron brûlant où se fond tout ce qui est sauvage, tout ce qui se tend, éructe, se déchaine.

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Cette tension de malade, ces éclats de folie en rafales  sont servis par la technique irréprochable des trois musiciens confirmés, qui sont tous actifs dans des projets très différents, jazz, improvisé ou autre. Faut écouter sur disque pour comprendre – quoiqu’au final l’expérience en live soit assez différente, très organique.

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Pas de pit formaté ici. Pas de violence ritualisée. Sans forcer, sans rien imposer, le groupe communique juste une folie qui infuse progressivement dans le public présent et le concert se termine dans des danses sauvages et des cris enthousiastes.

La soirée se terminera pas des rencontres et discussions bien agréables, au son de la sélection « pre-summertime » des DJs locaux. Black flag, c’est en effet totalement pre-summertime. Cave 12 ne ment jamais.

>>>>>>>>>> MOE

 

 

« Surréaliste pop » (Erwtensoep – L’Angle, 15 mai)

Presque un mois de passé depuis ce concert d’Erwtensoep à l’Angle – l’expace exposition de la MJC de la Roche-sur-Foron – qui clôturait l’exposition de Sabien Witteman.

Qu’on retrouve au clavier, au chant, à l’accordéon et à la percussion dans ce duo qu’elle forme avec son mari. Madame en one-woman orchestre et monsieur en guitare demi-caisse et costume doré.

Pop excentrique. Parfois des airs de Rita Mitsouko no-wave, de cabaret gothique synthétique. Bref, un peu le pendant sonore des peintures de l’ancienne batteuse de The Ex, – maintenant installée en Bourgogne – qui faisaient le décor de ce chouette petit concert arty.

>>>>>>>>>>>> ERWTENSOEP

« Douce violence » (Amanda Blake GL – La Bobine, 19 mai)

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Rédactrice invitée en direct de Cuvette city : Anne von Klüz

C’est dans une salle comble et un public chaleureux que le trio « Amandadesque » nous a régalé pour cet apéro concert. Plus d’une heure de live pour inaugurer leur album auto-produit, « Sans titre », comme un de leur bien-nommé morceau.

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Amanda Blake GL, c’est qui ? Deux nanas et un gars, entre Allevard et Grenoble. Géraldine au chant, guitare, basse et synthé, Émilie qui alterne la guitare et la basse, elle donne aussi de sa voix et Fred aka Gsejd Landscape à la batterie électro-acoustique.

Amanda Blake GL, c’est quoi ? Du post-punk ? Du rock français ? De la pop noisy ? Tantôt synth’ pop ? Ça fait beaucoup d’étiquettes tout ça… Amanda Blake GL a plusieurs facettes, les ambiances varient avec les changements d’instruments. Des mélodies et des mots restent dans la tête. Les textes sont finement ciselés « à la hache » avec des paroles en français s’il-vous-plaît. Des textes à la poésie écorchée d’une suave mélancolie. Des mots, des mélodies resteront. Des émotions.

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De l’énergie aussi, sur « Cobalt » où elles convoquent le mercure, l’étain, du cobalt, du cuivre, de l’or et « même de l’arsenic ». Le premier morceau de l’album, tout en montée, jaillissement et fracas. De la matière, de la musique et des mots.

Des paroles magnétiques et une hargne plus ou moins contenue sur « Sans titre » et sa super idée de composition. Jeux de mots à la poésie « sans faille ». Le genre de morceau où tes poils se dressent « sans détour », « sans cesse, sans cesse ».

Amanda c’est comme une montée de lave, sur « Ville-sentiment » référence à Clermont-Ferrand, hymne à la terre d’origine de Géraldine. Une musique « taillée dans la pierre noire ». Il y avait apparemment pas mal d’Auvergnat(e)s ce soir-là si l’on se fie aux gesticulations du public. Les enfants ont aussi bien gigoté devant avec leurs casques anti-bruit.

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Une musique avec des contrastes. Il y a des titres plus doux, des ballades avec « les hirondelles », « K.O » et son charme synth pop, le trippy «beauté des voyageurs » ou encore le blues de « dernière saison » qui clôt l’album.

Chez Amanda Blake GL, il y a des mélodies et des riffs, il y a des solos et des ruptures, des envolées et des éclats, il y a du velours et de l’acier. Il y a une violence douce.
Une musique « avec de l’ombre, de la lumière ». Une musique a écouter « sans conteste ».
Amanda Blake GL, quand t’écoutes leur album c’est comme la cancoillotte (ou l’aligot ?!), tu commences, tu t’arrêtes plus !

>>>>>>>>>> AMANDA BLAKE GL

« La branche déviante de la famille » (Pilier, YC-CY – la Makhno, 10 mai)

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A proprement parler, on peut pas vraiment dire qu’il y ait d’organisation consacrée au noise-rock dans la région Annecy/Genève. Ca reste un peu le vilain petit canard, la branche déviante de la famille. Le cousin pas sortable. La cousine transgenre. Mais, au final, il n’y a pas trop à se plaindre car, dans la programmation des uns ou des autres, il y a régulièrement des noms inespérés, des coups de folie.

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La soirée commençait avec le hardcore-punk des locaux de Pilier. Eruction continue de rythmiques rapides et de riffs rentre-dedans, sans temps mort, dans un esprit très proche des Annemassiens de Wrensh. Hardcore droit au but, sans le métal en quelque sorte. Bon sang, heureusement qu’il y a encore des groupes comme ça.

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On sent le groupe habitués du lieu. Et le public, qui assure l’ambiance joviale. Ils se laisseront même convaincre par un rappel.

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Les Suisses allemands de YC-CY  ont peu joué par ici. Ils viennent de sortir leur 2e album sur le label allemand X-Mist et faisaient une courte tournée de trois dates dans l’est de la France.

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Leur musique semble provenir d’un lieu non-cartographié. Atmosphérique et bruitiste, violente et émotionnelle, dansante et expérimentale. A équidistance du post-punk, du hardcore, de la noise. A l’image du génialissime Kepler-186f, qu’il joueront en deuxième et qu’il faut absolument écouter. Ce morceau mérite à lui seul le nom de Todestanz – Danse de la mort -, le titre de leur album.

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Pulsation puissante de la batterie, réduite à sa plus simple expression, qui capte les regards. Bassiste en retrait, les yeux clos – des images de Joe Lally de Fugazi reviennent en flash. Sonorités incongrues que le guitariste tire de son instrument. Des airs de synthé vérolé. Chanteur coincé aux abords du public, plié sur son micro.

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La charge fût relativement brève mais intense. Comme leurs copains allemands de YASS, YC-CY dessine un noise-rock du futur – ou du présent, tout simplement – qui donne grandement envie de continuer à suivre ce que donne ce groupe.

 

>>>>>>>>>> PILIER

>>>>>>>>>> YC-CY

 

L’Orchidée cosmique + Spanked (Brise-Glace, 18 avril)

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La petite salle du sous-sol du Brise-Glace – dite « club » – propose régulièrement des concerts de groupes locaux (ou pas). C’était le tour de L’Orchidée cosmique ce soir-là, suite à une résidence qui a d’ailleurs donné lieu à la réalisation d’une vidéo.

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L’Orchidée attaque déjà son dernier morceau lorsque j’entre dans la salle. Dommage, toujours un plaisir de se laisser emporter par les sonorités aériennes et les constructions étonnantes de sa musique, somme toute très ludique et accessible.

Plein de bonnes nouvelles du garçon, en tous cas. Un enregistrement prévu, avec une sortie sur un label parisien.

spankt 2.JPGOriginaires de Besançon, Spanked étaient les invités de L’Orchidée. Le duo vient de sortir son deuxième album. Si leur musique évoque des références assez évidentes, du côté de Seattle par exemple, elle n’hésite pas à sortir aussi de sa zone de confort.

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Jeu assez technique et hyper dynamique pour le batteur et atmosphères parfois plus lourdes et lancinantes du côté de la guitare ou du chant. Spanked propose une musique rentre-dedans et variée qui tiendra bien en haleine les personnes présentes.

Les discussions post-concert révèleront des personnes humbles et très accessibles. Malheureusement, la convivialité du lieu est limitée et il a fallu y mettre un terme plus tôt que ce qu’on aurait souhaité. A une prochaine !

>>>>>>>>>> L’ORCHIDEE COSMIQUE

>>>>>>>>>>> SPANKED

« Chanson nuke » (Noir boy George, Usé, Jessica93 – Cave12, 31 mars)

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Trois projets solo à Cave12, pour fêter la sortie en vinyle sur Kakakidz records d’un live de ces mêmes trois projets. A Cave12 aussi, mais trois ans plus tôt. Faut suivre.

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Grosses boucles de basse et rythmiques entrainantes, guitares saturées d’effets et voix noyée dans la masse sonore. Jessica93, shoegaze irradié.

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Sa musique s’approche d’un groupe de rock classique. Seules la boîte-à-rythme et les boucles induisent un côté répétitif et synthétique, un peu lo-fi.

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Il n’a apparemment pas joué les morceaux du dernier album qui, parait-il, est vraiment bien et certain(e)s ont été un peu déçus. Et il n’a rien dit non plus sur la proposition de Cédric Villiani de doubler les salaires en début de carrière dans la recherche.

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Usé – c’est-à-dire Nico qui joue aussi dans Headwar et plein d’autres groupes. Quelque part entre chanson déglinguée, performance et techno-indus.

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Un bout de batterie, une guitare qu’il maltraite à volonté, un caleçon long et des micros auxquels il fait subir les derniers outrages. C’est un spectacle bien sauvage que de le voir s’agiter derrière son attirail.

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Mais, là aussi, pas un mot sur la proposition de M. Villiani…

Un public maintenant dense se presse devant la scène pour le début du concert de Noir boy George. Je sais pas si c’est un signe de succès ou que le Genevois a la flemme de se pointer tôt. Nous, on vient de la campagne. On est là à 21:30.

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Noir Boy George : sound-system low-cost et textes sérieusement hallucinés. Comme ceux qu’inventerait un petit keupon triste lors de sa première nuit sous les ponts. Son premiers Noël avec les rats.

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Et toujours rien sur la proposition de Monsieur Villiani.

Moralité : génération Nuke.

 

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>>>>>>>>>> KAKAKIDZ RECORDS

>>>>>>>>>> JESSICA93

>>>>>>>>>> USÉ

>>>>>>>>>> NOIR BOY GEORGE

« Le noise-rock est un sport de combat » (Buzz rodeo, Nurse – Le Poulpe, 17 mars)

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Parfois les rêves se réalisent. Parfois les hasards coïncident. Nurse qui fêtent au Poulpe leur premier album, un des disques de la scène locale les plus attendus, de ce côté-ci en tous cas. Et Buzz rodeo en rade de date sur la route de leur tournée italo-franco-espagnole… Alignement des planètes au-dessus de l’auberge supersonique de Reignier. Bon sang.

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Pas sûr que qui que ce soit ait entendu le nom de Buzz rodeo avant cette soirée du 17 mars. Pourtant le trio de Stuttgart a déjà deux albums, une poignée de formats plus courts et quelques tournées en France au compteur.

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Buzz rodeo, c’est un noise-rock tendance ligne claire. Guitare tranchante, aiguisée comme un scalpel. Rythmique roulante, lourde mais sans excès. Pas de de graisse aux entournures. Juste ce qu’il faut de gravier dans la bouche et la peau(st-punk) sur les os. Et un certain savoir-faire dans la mélodie narquoise, aussi.buzz_rodeo-12.jpg

Le trio – Ralph à la guitare, Helge à la batterie et, last but not least, Daniela et ses magnifiques santiags rouges à la basse – execute son set.  Deutsches qualität. Et le mot exécution prend ici tout son sens.

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« Arkansas », « Underground luxury », « Jordan’s walk »…. Coups dosés, calibrés, méthodiques. Faits pour atteindre leur cible et qu’on fasse comme Ralph. Qu’on tombe à genoux.

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Le public était plutôt stoïque. Mais attentif, c’est déjà ça. Et il s’est encore densifié pour le début du concert des Nurse, qui fêtaient donc la sortie de leur premier album, dont on reparlera très bientôt par ici. On pouvait se le procurer en CD ce soir-là, pour la version vinyle va falloir attendre encore un peu.

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Pop sensible et ciselée ? Post-hardcore furieux et explosif ? Qui sait… Nurse trace sa ligne entre émotions contradictoires. Corde raide tendue au-dessus des à-pics.

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Sur la scène du Poulpe 2.0 (qui, d’ailleurs, vient du Macumba, si, si), avec un son peut-être un peu moins naturel que lorsqu’il sort directement des amplis, on retrouve ces morceaux qu’au fil des concerts on a appris à connaître presque par coeur. Qu’on devine composés à l’instinct. Taillés pour la scène.

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Quelles que soient les conditions, le lieu et l’heure, le groupe carbure toujours à l’énergie explosive, la transe dans le feu de l’action,  la purification par les flammes. Prêts à tout pour faire vivre l’instant. Quitte à se retrouver lui-aussi sur les rotules à la fin du concert. Certainement une des expériences les plus intenses de la scène locale en ce moment.

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Vous avez dit Noise rock freak ?

Toutes les photos sont de Dylan D. Breed, un grand merci à lui !

On peut déjà voir – bon sang, quelle rapidité – quelques images de ce concert, au flou dosé, calibré et méthodique, sur l’excellent site photo d’Olive, que je ne saurai trop vous recommander.

>>>>>>>>>> BUZZ RODEO

>>>>>>>>>> NURSE

« Racaille du DIY » (Catalgine, Deaf lingo, Smutt – La spirale, fév.)

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La Spirale, c’est un peu le centre névralgique de la scène DIY d’Annecy. Un lieu que les groupes gèrent eux-mêmes pour répéter et organiser des concerts. Et ces murs en ont quand même vu quelques-uns. Même les Hard-ons ont joué là, apparemment. Bon sang, les Hard-ons.

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Donc c’était plutôt super cool de jouer là-bas. Malgré le froid et des problèmes de larsens récurrents.

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Bon, on nous a payé des bières dans le public après le concert donc ça devait pas être à 100% mauvais. Bref, tout le monde a été bien terrible.

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Ensuite ont joué les italiens de Deaf Lingo. Milanais pour être plus précis. Ce qui a suscité quelques blagues sur le fait qu’ils auraient dû être lookés comme pas possible, venant de la capitale de la mode.

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Mais ils étaient plutôt normaux, en fait. Avec un disque tout frais dans leurs valises, ils ont envoyé un punk-rock mélo oscillant entre pop-punk plutôt fun et émo-rock chaviré. Pas sans rappeler Hot water music par moment.

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Aux locaux de l’étape de clore la soirée. Smutt et son punk-rock sans sommation. Sacrément rentre-dedans et charpenté, avec toujours cette voix hargneuse. J’en ai même entendu au fond qui faisaient des comparaisons avec tel groupe des débuts du hardcore New-Yorkais. Mais je tairai les noms, hé hé.

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Une autre spécificité de SMUTT c’est une deuxième guitare bien alerte. Tout vrai rocker se doit de haïr les solos mais là il faut bien admettre que ça passe vraiment bien.

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Sûrement parmi ceux qui se bougent le plus en Haute-Savoie, ils avaient joué à la Nano-punk party la semaine d’avant et accompagnaient les italiens au Trokson à Lyon le lendemain.

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Smutt power

Comme beaucoup de lieux de ce type, la Spirale est précaire et ne fait quasiment pas de communication, si tu es intéressé par ces concerts, le mieux est de contacter directement les groupes (voir les liens ci-dessous). Tu peux aussi consulter cet agenda que je tiens à jour.

On peut voir aussi quelques images de cette soirée sur l’excellent site d’Olive, Lowlightconditions.

 

>>>>>>>>>> CATALGINE

>>>>>>>>>> DEAF LINGO

>>>>>>>>>> SMUTT